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Chronométrie Ferdinand Berthoud Chronomètre FB 3SPC

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juin 2026


Chronométrie Ferdinand Berthoud Chronomètre FB 3SPC

La bien-nommée Chronométrie Ferdinand Berthoud, créée par Karl-Friedrich Scheufele en 2015, est inspirée par le non moins célèbre horloger de la marine du même nom. Il est très rare que la renaissance d’un nom soit aussi fidèle à l’esprit de son créateur d’origine. Le pari et le défi a été atteint à la perfection. Ferdinand Berthoud (1727–1807) a vécu au siècle le plus créatif de la quête chronométrique. Le plus inspirant aussi pour de nombreuses marques actuelles.

Le Chronomètre FB 3SPC

Directement inspiré par l’horlogerie classique de Berthoud, le Chronomètre FB 3SPC de la Chronométrie Ferdinand Berthoud offre une réinterprétation et une optimisation modernes des inventions passées, avec un balancier «classique» et en poussant très loin la distribution constante et équilibrée de l’énergie, qui, si elle est mal maîtrisée, est souvent source d’erreurs de marche. Mais la caractéristique principale de cette montre est d’avoir implémenté un spiral cylindrique, très rare en horlogerie de poignet, qui fut globalement utilisé dans les chronomètres de marine.

Le spiral cylindrique

La Chronométrie Ferdinand Berthoud a choisi comme troisième pilier de sa collection un spiral cylindrique. Très rarement utilisé dans les montres actuelles car volumineux, il fut développé et breveté à l’origine par John Arnold puis exploité et amélioré par ses confrères de l’époque.

Le spiral plat d’origine, conçu par Huygens, ne se développait pas de manière parfaitement concentrique. La forme hélicoïdale fut donc développée pour que ses spires se déploient concentriquement par rapport à l’axe de balancier, permettant un équilibre quasi parfait du couple balancier-spiral et apportant théoriquement un meilleur isochronisme. Car c’est ce déséquilibre qui donne potentiellement des écarts de marche. Le balancier est par nature et théoriquement parfaitement équilibré car il est parfaitement rond. Avant l’invention de l’alliage Elinvar les spiraux plats de l’époque étaient très influençables par les éléments extérieurs. Et son développement non concentrique créait plus de frictions dans les pivots, ce qui avait pour conséquence des écarts d’amplitude et implicitement des erreurs de marche.

Perturbations dues au «point d’attache»

Un spiral classique comporte deux points d’attache, intérieur et extérieur Il est fixé au centre par une virole, elle-même chassée sur l’axe de balancier. A l’extérieur, il est tenu par un piton. Ce sont ces deux points d’attache qui sont la source d’un développement non concentrique. Ils définissent la longueur active du spiral.

En développant leur spiral cylindrique, les ingénieurs de la Chronométrie Ferdinand Berthoud se sont heurtés aux mêmes soucis. L’attache au centre par la virole et sa goupille tenant le spiral créaient des perturbations dans le développement symétrique des spires. Cette virole fut modifiée et allégée afin de changer le centre de gravité du spiral. Par conséquent la courbe finale dut être aussi modifiée pour retrouver les caractéristiques d’origine recherchées.

La quête chronométrique de ce modèle se base seulement et uniquement sur l’utilisation de ce spiral cylindrique, sans autre aide à la stabilité de l’amplitude, comme un dispositif à fusée-chaine ou un remontoir d’égalité qui permettrait un couple plus homogène.

Grâce aux récents alliages, aux recherches géométriques et mathématiques et à l’acharnement de la Chronométrie Ferdinand Berthoud, un spiral hélicoïdal a pu défier les lois de la gravité, les critères récents du COSC et bien au-delà encore: -1/+1 sec. par jour.

Le spiral cylindrique est par essence plus encombrant dans une montre-bracelet. Il est surtout beaucoup plus compliqué et long à produire. Il y a de fortes chances qu’il soit voué à rester un produit de niche pour des collections en séries très limitées. Très rares sont les marques de montres à s’être lancées dans l’utilisation d’un spiral cylindrique dans une montre-bracelet – et encore moins certifié chronomètre.