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Prix Cartier des Talents Horlogers de Demain: les lauréats de la 28ème édition

juin 2026


Prix Cartier des Talents Horlogers de Demain: les lauréats de la 28ème édition

Le 24 juin 2026, la cérémonie du Prix Cartier des Talents Horlogers de Demain a célébré l’excellence et la créativité de onze jeunes apprentis et techniciens horlogers venus de France, de Suisse et de Belgique. Dans la catégorie des Apprentis Horlogers, le 1er prix a été décerné à Aymeric Peters de l’IATA, de Namur en Belgique pour «Silence Choisi». Pour les Techniciens, Arthur Choquet, du Lycée Jean Jaurès de Rennes, en France, remporte le premier prix avec sa création «Un Instant». En 25 ans, plus de 2’000 candidats ont participé au prix. L’appel à candidatures de la 29ème édition du Prix ouvrira à l’automne prochain.

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epuis toujours, Cartier est engagé à soutenir et à accompagner les jeunes à travers des formations et des initiatives destinées à nourrir les talents de demain. Le Prix Cartier des Talents Horlogers de Demain invite chaque année de jeunes talents horlogers à transformer un mouvement autour d’un thème défini, récompensant à la fois la virtuosité technique et créative.

«Depuis sa création en 1847, Cartier n’a jamais cessé d’agir pour la transmission et le rayonnement de ses savoir-faire mais aussi pour le développement de nouvelles compétences dans le respect de ses traditions d’excellence. Le Prix horloger, créé en 1995 par la Maison, confirme cette vision et cette dynamique dont la mission est de susciter des vocations et de garantir la relève. Aujourd’hui, nous nous réjouissons de constater que grâce à ce Prix de nouveaux talents horlogers sont révélés et nous sommes fiers de les accompagner», souligne Karim Drici, Chief Operating Officer.

Le 24 juin 2026, la cérémonie du Prix Cartier des Talents Horlogers de Demain a célébré l’excellence et la créativité de onze jeunes apprentis et techniciens horlogers venus de France, de Suisse et de Belgique.

Pour la 28ème édition du Prix, les candidats ont dû travailler à partir d’un mouvement de pendulette sur le thème «Changeons d’équilibre: Lisons et appréhendons le temps autrement» - ou comment dépasser notre approche traditionnelle de la lecture du temps. Une vision créative qui s’inscrit au cœur de l’horlogerie Cartier, comme en témoignent les pendules mystérieuses, la montre Révélation d’une Panthère ou encore la Santos Dumont Rewind et la Tank à Guichets.

Le jury de l'édition 2026
Le jury de l’édition 2026
© CARTIER @ VICTOR PICON

Après une première sélection basée sur des croquis, des textes et des vidéos de présentation, les 12 finalistes sélectionnés ont eu quatre-vingts heures réparties sur trois mois pour réaliser leur projet horloger, accompagnés de leur mentor. Leur talent a donné naissance à des créations uniques, démonstrations de leur prouesse technique et de leur audace créative, ouvrant ainsi de nouveaux territoires d’exploration pour envisager une autre lecture du temps.

Pour la première fois, la cérémonie s’est tenue à la Maison des Métiers d’Art à La Chaux-de-Fonds en Suisse, lieu dédié aux métiers d’art appliqués à l’horlogerie. Créée en 2014, la Maison des Métiers d’Art est née de la volonté de Cartier de partager, de préserver et de faire évoluer un ensemble de métiers d’art menacés de disparition.

Véritable écosystème de savoir-faire, de talents et d’expertises, engagés dans un dialogue qui tisse des liens fondamentaux entre le patrimoine et les technologies les plus avancées, la Maison des Métiers d’Art permet la rencontre de l’horlogerie et de la joaillerie à travers des métiers d’art rares tels que l’émail ou la marqueterie.

L’événement était animé par Eléonor Picciotto, modératrice et experte horlogère. Le jury 2026 du Prix était composé de:

  • Roy Davidoff, spécialiste des montres de collection et cofondateur de Roy & Sacha Davidoff SA
  • Pascale Lepeu, Directrice de la Collection Cartier
  • Nathalie Marielloni, Conservatrice au Musée International d’Horlogerie
  • Pascal Ravessoud, Vice-président de la Fondation de la Haute Horlogerie, spécialiste horloger et collectionneur
  • Kari Voutilainen, horloger indépendant

À l’issue de la délibération, 6 lauréats ont été récompensés: 3 apprentis horlogers et 3 techniciens. Chaque lauréat bénéficiera d’une immersion exclusive au sein de la Maison et se verra offrir une montre Cartier. La Maison fera au premier lauréat de chaque catégorie une proposition de stage.

Aymeric Peters
Aymeric Peters
© CARTIER @ VICTOR PICON

Dans la catégorie «Apprentis Horlogers», le 1er prix a été décerné à Aymeric Peters de l’IATA, de Namur en Belgique pour Silence Choisi: «Silence Choisi est une pendulette qui suspend le temps plutôt qu’elle ne le mesure. Inspirée des pendules de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, elle en reprend la noblesse des matériaux et la rigueur des proportions. Cette architecture évoque un objet classique, presque familier, tout en introduisant une lecture radicalement différente du temps. Ses aiguilles, abandonnées à 6 heures, demeurent immobiles, comme figées dans une attente silencieuse. Le temps n’existe pas tant qu’il n’est pas convoqué. C’est par l’action de la clé que le mécanisme s’éveille : un système libère les axes, et les aiguilles rejoignent leur position réelle. À l’image d’un chronographe à rattrapante, le temps est retenu, puis restitué en un instant, dans une tension mécanique à la fois précise et poétique.»

Silence Choisi
Silence Choisi
© CARTIER @ VICTOR PICON

Le deuxième prix ex-aequo a été accordé à Layla Sluysmans de l’IATA de Namur en Belgique, pour Nymphea: «Le mot « nymphéa » désigne, dans le vocabulaire scientifique, un nénuphar qui ne dure que quelques jours. Celui que vous êtes en train d’observer durera, quant à lui, tant que l’homme le voudra. Nymphéa est un nénuphar mécanique qui s’ouvre et se referme sur un cycle de deux heures. Les pétales sont en résine et le socle en ébène mexicain. Pour que le cadran en émail apparaisse, il faut patienter jusqu’à ce que les pétales s’ouvrent. Une fois révélé, on y découvre un cadran épuré. S’y cache un petit détail qui permet de trouver l’index des 12 heures. Ces index sont en réalité une partie visible du mécanisme. Ces différents choix invitent le spectateur à ralentir dans une société où tout va trop vite. N’oubliez pas : le temps se révèle à qui prend le temps de l’observer.»

Le deuxième prix ex-aequo a salué le travail de Edouard Nicod, du Lycée Edgar Faure de Morteau, en France, intitulé: La Dualité Des Opposés. «La dualité des opposés est une horloge de table à sujet explorant la notion d’équilibre, en réinterprétant les codes horlogers pour proposer une nouvelle lecture du temps. Les rôles traditionnels sont inversés: le cadran devient structure, l’aiguille se fige, et le mouvement devient visible et mobile. Suspendu dans l’espace, le cœur mécanique est mis en scène comme élément central. Il incarne un équilibre né de la tension entre mouvement et immobilité. Énergie et silence s’y répondent dans une harmonie subtile. Cette dualité s’exprime à travers une Panthère assoupie, placée en contrepoids. Calme et immobile, elle équilibre le mécanisme en mouvement constant. L’ensemble repose sur un équilibre fragile mais essentiel. La moindre perturbation peut en rompre l’harmonie. Ce garde-temps invite à rechercher un équilibre, source d’élégance et de sérénité.»

Arthur Choquet
Arthur Choquet
© CARTIER @ VICTOR PICON

Pour les Techniciens, Arthur Choquet, du Lycée Jean Jaurès de Rennes, en France, remporte le premier prix avec sa création Un Instant: «Un instant convie à la mesure du temps au cœur d’un moment suspendu. À travers une architecture inspirée du style haussmannien, le garde-temps redonne à Paris son rôle de berceau historique du savoir-faire de Cartier. Ces références sont présentes à l’arrière-plan avec des façades de bâtiments, et dans la forme des luminaires traditionnels parisiens. Cette nouvelle manière d’appréhender la temporalité propose un dialogue entre le déséquilibre du mouvement et le temps qui passe. Cette tension, associée à un rappel de l’histoire, traduit une transition vers l’avenir.»

Un Instant
Un Instant
© CARTIER @ VICTOR PICON

Le deuxième prix revient à Adam Deroche du Lycée Diderot, à Paris, en France, pour Médusée: «Et si le temps s’était arrêté? Et si le présent, suspendu dans un souffle, s’étirait à l’infini? Médusée est une pendulette pensée comme une invitation à se recentrer sur l’instant présent, trop souvent négligé entre passé et futur. Sa forme peu conventionnelle, entre pendulette d’officier et glace en train de fondre, suggère le mouvement alors que tout semble figé. Les aiguilles immobiles à 10h10 donnent l’illusion que la pendulette ne fonctionne pas, mais ce sont en réalité les chiffres qui se déplacent pour venir s’aligner par rapport à celles-ci. Réalisée grâce à un travail mêlant de céramique, émail, résine ou décoration horlogère, elle allie le savoir-faire artisanal à l’innovation. Son nom inspiré de celui de Méduse, figure mythologique qui pétrifie d’un regard, et de la méduse marine presque immortelle, symbolise un paradoxe entre immobilité et mouvement perpétuel.»

Le jury a attribué le troisième prix à Adrien Stefenelli du Lycée Jean Jaurès de Rennes, en France, pour Echo: «Echo est une œuvre imposante qui joue avec l’équilibre, le temps et le son. Cet objet horaire invite à percevoir le temps autrement: loin d’être un simple minuteur, il est dépourvu d’aiguilles et de cadran, remplacés par une sonnerie au passage. Elle évoque le son délicat d’une goutte d’eau tombant sur le socle. Avec cette seule information, l’utilisateur profite du temps sans anticipation. Il n’est plus contraint par l’attente de la prochaine heure. L’agencement crée une impression de déséquilibre et de flottement. Le bloc massif semble presque liquide, malgré la solidité des matériaux, jouant autour d’une tension où une simple goutte d’eau pourrait altérer une structure véritablement rigide.»

Le Prix Cartier des Talents Horlogers de Demain a été créé en 1995 à l’initiative de l’Institut Horlogerie Cartier. Ce prix unique invite chaque année de jeunes talents horlogers à transformer un mouvement autour d’un thème défini, récompensant à la fois la virtuosité technique et créative.

D’abord ouvert aux élèves horlogers de 3ème et 4ème année en formation professionnelle initiale, le Prix s’étend depuis 2024 à une nouvelle catégorie de candidats, les techniciens ES en microtechnique, étudiants d’un cursus de formation professionnelle supérieure de France, d’Allemagne, de Suisse et de Belgique. À l’issue de la cérémonie de remise des prix, un podium de trois lauréats par catégorie est récompensé. En 25 ans, plus de 2’000 candidats ont participé au prix. L’appel à candidatures de la 29ème édition du Prix ouvrira à l’automne prochain.

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